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Marie-Madeleine

À la fin du mois, il ne reste plus rien !

La Gaubretière (85) | 1000€/MOIS

Dans la chaleur étouffante de ce mois de juillet, Marie-Madeleine, 80 ans, s’active dans sa petite maison à La Gaubretière, en Vendée. Son déambulateur cliquette sur le carrelage alors qu’elle se déplace avec une agilité surprenante, contrastant avec la démarche difficile qui l’a accompagnée toute sa vie. « Je n’ai jamais très bien marché », confie-t-elle en haussant les épaules.

Son monde se résume aujourd’hui à ce logement social, obtenu en 2009 grâce à l’aide de sa sœur, après une vie passée dans la ferme familiale. Les murs sont ornés de photos de ses voyages organisés par les Petits Frères des Pauvres, seules échappées dans une vie ancrée dans cette terre vendéenne. Aucun portrait de famille. Seule une immense commode en bois rappelle un passé soigneusement mis à distance.

« Il fallait bien que je fasse quelque chose. »

Marie-Madeleine parle peu, sa timidité transparaissant dans chacun de ses gestes. Son regard s’illumine pourtant lorsqu’elle évoque ses voyages à Lourdes ou à Luçon, où les blockhaus réveillent des souvenirs d’après-guerre. Son parcours professionnel, lui, tient en une phrase : « J’ai travaillé dans les poulaillers, j’ai fait ça pendant une trentaine d’années. » Sans fierté, juste le constat d’une vie de labeur non déclaré. « Je n’ai pas eu le choix, il fallait bien que je fasse quelque chose », ajoute-t-elle.

Aujourd’hui, sa vie s’articule autour de petits rituels : la lecture quotidienne de Ouest-France, avec une prédilection pour la page des obsèques, et quelques visites de sa sœur, sa voisine ou des Petits Frères des Pauvres. La télévision remplit le silence de ses journées, tandis que ses mains ne restent jamais inactives, tricotant bonnets et couvertures.

« À la fin du mois, il ne reste plus rien. »

Avec une retraite de moins de 1000 euros par mois, les dépenses sont méticuleusement calculées. C’est sa sœur qui gère ses comptes, jonglant avec les frais incompressibles : loyer, assurance, factures, complémentaire santé, aide à domicile. Sans oublier les bas de contention, « très chers et remboursés qu’en partie », nécessaires pour soulager ses jambes.

« À la fin du mois, il ne reste plus rien », confie sa sœur au téléphone. Elle ajoute : « Si elle n’avait pas d’aides pour payer l’aide à domicile, elle serait obligée de rentrer en EHPAD. » Marie-Madeleine, elle, semble presque détachée de ces préoccupations matérielles. « Ce n’est pas donné », admet-elle simplement quand on l’interroge sur le coût de la vie. Elle a appris à se contenter de peu, achetant quatre plats préparés par semaine pour ses repas.

« Elle n’est pas compliquée, elle n’a pas grandi dans le luxe », explique la bénévole des Petits Frères des Pauvres qui l’accompagne. Dans ce quotidien minutieusement organisé, Marie-Madeleine, elle, trouve un équilibre fragile. « J’aime bien être tranquille », conclut-elle.

À La Gaubretière, en Vendée, Marie-Madeleine, 80 ans, bénéficie depuis 2006 de l’accompagnement des Petits Frères des Pauvres. Vivant seule avec une retraite inférieure à 1000 euros, elle trouve auprès de l’association un soutien crucial. Les bénévoles organisent des sorties et des séjours- vacances, offrant à Marie-Madeleine, qui se déplace difficilement, de rares occasions d’évasion. « Sans eux, je ne partirais pas en vacances », confie-t-elle.

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« Avant, je regardais par la fenêtre. Maintenant, je regarde vers l’avenir. Faites découvrir l’histoire de Marguerite à vos proches. »

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